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AREVA perd contre Kepco aux Emirats Arabes Unis

Le consortium sud-coréen Kepco associé à Hyundai a gagné dimanche le marché de la construction de 4 centrales nucléaire aux Emirats Arabes Unis soit un pactole de 20,4 milliards de $. Une deuxième tranche de 20 milliards pour l'exploitation des centrales sera octroyée dans une seconde phase mais devrait logiquement être attribuée à Kepco.

Le président de l'Agence émiratie de l'énergie nucléaire Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC), Khadoun Al-Moubarak, a expliqué que le consortium sud-coréen était le mieux placé pour "répondre aux exigences du gouvernement sur un partenariat pour l'ambitieux programme" nucléaire civil lancé par l'émirat d'Abou Dhabi d'ici à 2020.

L'accord prévoit la construction de quatre centrales nucléaires civiles de 1.400 mégawatts chacune aux Emirats arabes unis, un pays du Golfe qui entend générer de l'électricité par l'énergie atomique dès 2017.

Dans un communiqué, le consortium français (EDF, GDF-Suez, Total, Areva, Vinci et Alstom) a indiqué prendre acte de la décision des autorités nucléaires émiraties.

Retenu au terme d'une évaluation par une équipe de 75 experts, ce consortium comprend KEPCO et des sociétés sud-coréennes dont Samsung, Hyundai, Doosan Heavy Industries, mais aussi le groupe américain Westinghouse et le Japonais Toshiba.

 

Prolifération Nucléaire

Certaines voix se sont élevées dans le monde pour ne pas participer à la construction de centrale nucléaire dans une partie aussi instable du monde. Les centrales nucléaires civiles produisent, en effet, une partie du combustible pour la création de l'arme atomique.

C'est l'enjeu des discussions actuelles avec l'Iran qui a trouvé via sa centrale nucléaire civile, un moyen de produire le plutonium tant recherché.

 

L'EPR trop cher?

La taille de l’EPR français de 1’650 mégawatts ainsi que son coût (minimum 8 milliards de $ pièce), ont été les faiblesses du projet français. Il n'est pas sûr que le marché de l'électricité au Moyen-Orient, pourtant en plein essor, ait besoin de réacteurs aussi puissants que l'EPR.

Enfin, l’incapacité d’Areva et EDF à juguler les coûts et les retards dans la construction de ses deux premiers EPR en construction à Olkiluoto Island, Finlande et à Flamanville 3, France ajouté aux récents problèmes du système de pilotage de l’EPR et aux fissures constatées dans les cuves sont autant de points noirs dans l'offre française.

Durant l'hiver 2009-2010, la France compte 15 centrales nucléaires à l'arrêt pour des raisons de maintenance et autres problèmes.

 

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